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Le document de stratégie de promotion de l’hygiène et de l’assainissement de base en milieux urbain et péri urbain a reçu l’onction des experts pour l’opérationnalisation de la politique nationale d’assainissement.
La validation a eu lieu jeudi 11 avril 2019 à l‘Infosec à Cotonou.
Adopter une politique cohérente de gestion de ses déchets a toujours été une interrogation. Aujourd’hui, c’est possible. L’adoption de ce document conduit grâce à l’implication du Projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural et d’assainissement des eaux usées Urbaines (PEPRAU), un des sept projets inscrits au portefeuille de l’Agence nationale d’approvisionnement en eau potable en milieu rural (ANAEPMR) est effectif.
Ce document cadre constitue un outil efficace permettant de promouvoir de façon structurée l’hygiène et l’assainissement de base. L’objectif in fine est de réussir à doter le Bénin d’un plan d’hygiène et d’assainissement cohérent au service du bien-être des communautés. Selon Corneille Ahouansou, Coordonnateur du PEPRAU, c’est en se basant sur la stratégie nationale de surveillance de la qualité de l’Eau potable 2012, et la Politique Nationale d’Hygiène et de l‘Assainissement que le Gouvernement du Bénin a adopté le schéma Directeur pour l’assainissement des eaux urbaines du Grand Nokoué 2015-2035 et élaborer la stratégie nationale de Promotion de l’hygiène et de l’assainissement en milieu rural.
Aussi fait-il savoir que l’atelier vise à finaliser le processus de validation de ladite stratégie. Le Directeur national de la Santé publique, Pius Cossi Gounadon a souligné que le Bénin comme d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest fait partie des zones où les progrès en matière d’hygiène d’assainissement de base sont relativement faibles tant en milieu rural qu’en milieu urbain et péri urbain. Il a corroboré ces arguments avec les données de Joint Monitoring Program (JMP) de 2025 qui montrent que la proportion de la population ayant accès à l’assainissement amélioré n’a augmenté de 1990 à 2015, que de 13 %. Quant au milieu urbain, elle est passée pour la première période et selon la même source de 18% à 36%.
55% de la population pratique la défécation à l’air libre (76% pour le rural et 28% pour l’urbain d’après JMP2017).
Fort des statistiques qui interpellent la conscience collective, il a fait observer que le sous-secteur de l’hygiène et de l’assainissement de base mérite autant que celui de l’eau, une attention plus que soutenue afin de garantir aux populations des conditions de vie décente. Le représentant des maires Pierre Adéchi a indiqué que l‘absence de document stratégique de promotion d’hygiène et d’assainissement font que les collectivités locales évoluent à tâtons. Il a trouvé que le document en validation est une opportunité pour actualiser le plan d’hygiène et d’assainissement communaux (PHAC).
G. A
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