Département par département, cette carte montre la consommation de pesticides en France
L’association Générations Futures publie une nouvelle version de sa carte permettant de visualiser les achats de pesticides par département. Les zones de grandes cultures céréalières et les régions viticoles sont les plus concernées.
En 2018, l’association de défense de l’environnement et de la santé Générations futures publiait pour la première fois sa carte de France des ventes de pesticides. Une nouvelle version de cette carte, baptisée « Géophyto », est publiée ce jeudi 9 janvier 2025 par l’ONG. Avec de nouvelles fonctionnalités, permettant notamment de trier les données selon les fonctions des substances ou leur dangerosité.
Pour réaliser cette cartographie, Générations Futures se base sur les données d’achats de pesticides enregistrées à la Banque nationale des ventes des distributeurs (BNV-d) entre 2015 et 2022. Pour l’association, l’objectif est de « permettre aux Français, dont 80 % sont inquiets des conséquences de l’utilisation des pesticides, de tout connaître des achats de pesticides, donnant ainsi les meilleures indications possibles concernant leur usage dans le département où ils vivent ou qui les intéresse ».
La Gironde en tête
La carte permet de prendre connaissance de la consommation de pesticides par département en tonnes, ou rapportée à la surface agricole utile en kilogramme par hectare. Sans surprise, les zones de grandes cultures céréalières et les régions viticoles sont les plus concernées.
La Gironde est ainsi le département avec le tonnage d’achats de pesticides le plus important. « L’Eure-et-Loir, la Marne et la Somme apparaissent comme des départements où les achats de substances préoccupantes pour la santé humaine et l’environnement sont importants », précise l’association.
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D’autres évolutions à venir
Générations Futures prévoit prochainement de nouvelles évolutions pour sa carte, pour permettre notamment de préciser les achats dans chaque département ou encore ajouter de nouvelles catégories de substances.
L’association souligne que son travail « met également en évidence des limites structurelles dans les données disponibles : l’absence de registres d’épandages consultable par le public ne permet pas pour le moment une connaissance fine de l’utilisation des pesticides à l’échelle de la parcelle et donc susceptibles d’exposer les populations riveraines ».