« Il est sans équivoque que l’influence humaine a réchauffé l’atmosphère, les océans et les continents », nous enseigne le dernier rapport du GIEC.
Mais comment s’opère ce réchauffement ? Et qui en est à l’origine ?
Le Monde et Rodolphe Meyer, de la chaîne Youtube Le Réveilleur, ont analysé les données les plus récentes disponibles, issues du dernier rapport du GIEC. L’objectif : comprendre les origines de nos émissions de gaz à effet de serre, afin de mieux parvenir à les réduire.
Astérisques dans la vidéo et sources des données :
*Les données sur l’évolution d’un surplus de CO2 atmosphérique proviennent de modèles de cycle du carbone dans lesquels on applique une émission importante avant de simuler la décroissance de ce surplus. Estimer une durée de vie moyenne d’un surplus demande donc de se placer dans un scénario où on arrêterait d’émettre du CO2 (on en est loin aujourd’hui). Pour estimer la durée de vie moyenne d’un surplus atmosphérique, il faut intégrer, en fonction du temps, la fonction de décroissance de CO2. Ces fonctions se trouvent dans des papiers scientifiques comme celui-ci (table 1).
L’affirmation « la durée de vie moyenne d’un surplus de CO2 dans l’atmosphère est supérieure à mille ans » est mathématiquement exacte, mais elle ne rend pas compte de la complexité de cette réduction qui est modélisée comme une superposition d’exponentielle décroissante avec différentes constantes de temps. (Voir la vidéo sur la chaîne Le Réveilleur qui couvre cet aspect.)
**Les facteurs pour les émissions de méthane non fossiles sont légèrement différents des facteurs pour les émissions de méthane fossiles pour des raisons liées au cycle du carbone (AR6, GTI, Chapitre 7, tableau 7.15). Nous avons calculé un facteur entre les deux en considérant 35 % de fossiles et le reste non fossile, en nous fondant sur ceci. Cette quantification se veut représentative d’un kilogramme de méthane moyen.
Toutes les sources de la vidéo sont ici
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